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Marennes For Ever




Une carte postale assez rare montrant en gros plan une gabarre. Les experts vont dater le timbre.
Mos-lab Synthesizers Une gabare amenant sa cargaison de pyrite je suppose. C'est effectivement la première carte postale que je vois, associant St Gobain à une gabarre de chargement ou
déchargement liée à cette activité.
 
Philippe RobertMarennes d’antan : Année 1900 , on montrait en salle de classe sur la carte Marennes comme ville industrielle d’un gros groupe national « les usines Saint Gobain »
Philippe Dauffer : Bon oui .il.ont bien.pollué le secteur ...
Jean Pierre Baron : Vaste sujet pas du tout aussi simple que l'on veut bien le faire croire
Séverine Peron : En attendant ceux qui ont vécu très près de l'usine et qui ont fait volailles et potagers ont choppé des cancers
 
Philippe RobertMarennes d'antan: 1913 Port de Marennes (chargement à l'usine Saint Gobain)
Jocelyne Simonet : L'usine qui a pollué les sols et qui maintenant ne veut rien savoir
Jean Pierre Baron : Mais qui employait plus de 400 personnes. Quant a la la pollution St Gobain n'est peut-être pas le seul responsable il faut se souvenir de l'occupation du site par les Américains dans les années 55-56
Françoise Gorin : C'est vrai, mais elle a permis à des familles de vivre et de manger! Ne crachons pas ds la soupe!
Maryline Dubault Comme partout... 50 ou 80 ans plus tard, c'est la catastrophe
Dominique Sinou A l'époque l'écologie n'existait pas
Jean Pierre Baron : Il serait utopique de penser que l'écologie soit actuellement le principal souci de l'humanité., mille fois HELAS
Hugues Pierre : Grue à vapeur 
 



Philippe RobertMarennes d'antan: 1903 Usine Saint Gobain (vue à vol d'oiseau) sur la gauche les wagons arrivent à l'usine.(l'usine Saint Gobain est créée en 1868 .en 1870 il y avait environ 200 employés. 

 

En couleurs

En couleurs



Anne Marie Tabibi : Donc aujourd'hui il ne reste presque plus rien de l'usine sur la route de la Cayenne ?
Sabrina Durand : C’était très grand en fait
 
Les détails
Usine de produits chimiques construite en 1865 pour Philippe Généraud, banquier et maire de Marennes ; elle est destinée à fabriquer des produits dérivés du sel marin, dans le but de venir en aide aux sauniers de la vallée de la Seudre. Dès 1867, l'usine est absorbée et agrandie par la société lyonnaise Perret et Olivier. Cette dernière s'associe en 1872 avec la Compagnie Saint-Gobain, et c'est sans doute à ce moment que la fabrique de soude se transforme en fabrique d'engrais chimiques : superphosphates et sulfate de cuivre destiné au traitement des vignes. La pyrite est importée par bateau. Dans les années 1890, la fabrication double en raison du développement de l'emploi des engrais chimiques dans la culture. Après 1920, l'usine ferme ses portes au profit de celle de Tonnay-Charente, où les ouvriers sont réintégrés. Elle est en grande partie démolie en 1934 ; seuls un magasin, la conciergerie, le bâtiment abritant les logements des cadres, datant des années 1880, et la maison du sous-directeur de 1900 subsistent. La cité ouvrière, ...
 



Dany Logeais : L usine Saint Gobain avec sur la gauche le seul bâtiment encore debout. On voir bien l'importance de l'usine à cette époque.
Francois Gautron : on y fabriquait quoi ?
Dany Logeais : A l origine c était une fabrique de soude 1905. Ensuite ce fut un camp américain dans les années 50 ils avaient tout rasé sauf le bâtiment actuel qui était la briqueterie avec un bâtiment en tôle par derrière qui s est effondré dans les 80/90 ce qui avait mobilisé les pompiers et l'hélicoptère de la sécurité civile car ils pensaient que des enfants étaient ensevelis

 



Dany Logeais : Avez vous une date ?
Philippe Auguste: C'était en 1905, le directeur de l'Usine s'appelait Hippolyte Pascal. Les syndiqués réclamaient une augmentation des salaires et c'est le maire Pierre Voyer qui est venu calmer les esprits. La femme d'Hippolyte Pascal a joué elle aussi un rôle important dans cette usine St Gobain, elle se rendait chez les ouvriers pour leurs prodiguer des conseils et des secours.
Sylvie Moor : Mes parents habitaient derrière la gare pas loin de l'usine St Gobain et la rue s'appelle Hippolyte Pascal voilà d' ou vient le nom

 
 
 
 
Hugues Pierre : L'avant port avec à l époque une vrai écluse.. J adore
 

Lydia Bergniard : J'ai habité à la cité st Gobain
 
 Philippe RobertMarennes d'antan: Usine Saint Gobain (photo insolite ,deux Marennais en tête-bêche de peur que le photographe prenne la photo à l'envers) 
David Daimé : Pour l'anecdote, mon arrière grand père Jacou avait racheté les cheminées de l'usine ainsi qu'une charpente d'un des bâtiment de l'usine pour construire sa cabane sur le chenal de la cayenne.
Jean-Marie Roiron : Les américains avaient monté une base derrière et l 'eau s’écoulait a l'endroit où on se baignait, jaune rouge verte enfin l’arc en ciel pouaaaaaaaaaaaaaa
Martial Vieuille : Briquetterie Lafont 20ans de ma vie que de souvenir
Jean Pierre Baron : Ce site fin des années 50 a été un camp pour les américains. J' étais gamin et je revois les bulldozers abattre tous les bâtiments de l'ancienne usine ; l'écologie n' était pas leur priorité
Nicole Labbe Mon oncle Claude Defay travaillait à la briqueterie
Francoise Forcin : Mon beau-frère et mon neveu y ont travaillé aussi ...
 
 
Les détails
Usine de produits chimiques construite en 1865 pour Philippe Généraud, banquier et maire de Marennes ; elle est destinée à fabriquer des produits dérivés du sel marin, dans le but de venir en aide aux sauniers de la vallée de la Seudre. Dès 1867, l'usine est absorbée et agrandie par la société lyonnaise Perret et Olivier. Cette dernière s'associe en 1872 avec la Compagnie Saint-Gobain, et c'est sans doute à ce moment que la fabrique de soude se transforme en fabrique d'engrais chimiques : superphosphates et sulfate de cuivre destiné au traitement des vignes. La pyrite est importée par bateau. Dans les années 1890, la fabrication double en raison du développement de l'emploi des engrais chimiques dans la culture. Après 1920, l'usine ferme ses portes au profit de celle de Tonnay-Charente, où les ouvriers sont réintégrés. Elle est en grande partie démolie en 1934 ; seuls un magasin, la conciergerie, le bâtiment abritant les logements des cadres, datant des années 1880, et la maison du sous-directeur de 1900 subsistent. La cité ouvrière, de 1900, composée de quatre bâtiments de quatre logements a été revendue depuis. Jean Lafon, d'une famille de tuiliers-briquetiers originaire du Limousin, et déjà propriétaire d'une briqueterie à Saint-Agnan depuis 1954, s'installe sur le terrain loué par la municipalité vers 1964 et fait construire de grands ateliers et hangars, aujourd'hui désaffectés. Existence d'un fonds d'archives privées. En 1874 est installée une chaudière de chez Charropin de Paris. En 1880 : 30 ouvriers. En 1891 : 2 contremaîtres, 6 surveillants, 140 ouvriers, 50 manoeuvres, 6 femmes et 6 enfants y travaillent.
Jean Pierre Baron : Contrairement à ce qui est écrit dans le copier colle de Wilkipedia les bâtiments détruits l'ont été par les américains dans les années 55 56 .
A cette époque j'étais gamin et je revois les énormes bulldozers de l'armée Yankee abattre les grands bâtiments, cubes etc...et ce sans aucun souci sur les conséquences écologiques qu' ils provoquaient
Mos-lab Synthesizers : En 55.56 ? que faisaient ils ici à cette époque ?
Jean Pierre Baron: C'était quand ils regroupaient tout leur matériel de guerre et leurs camps qui était disséminé sur le territoire français pour les rapatrier chez eux .Le matériel arrivait par train à la gare était regroupé et embarqué sur des bateaux mouillés au large.
Monique Babouche PaillatQue vont ils faire de ce bâtiment et de ces terrains
Jean Pierre Baron :Mystère !!!! la commune (propriétaire du terrain,) est actuellement en procès avec la compagnie St Gobain pour savoir qui doit dépolluer le site
Moses Mc Millian : Cela ferait un excellent port à sec, quelques emplois et du monde pour consommer local !!!
Moses Mc Millian : Pour le port c'est réglé , syndicat d'économie mixte des ports de la Seudre, écluse bientôt changée , devasement prévu et pour pas plus cher par an ! Mais en aucun cas la Municipalité freinait